Affaire Raphaël

Raphaël, Christian et les autres sont le symptôme d’une Justice ignorante de l’écart qui existe entre les intentions et la réalité concernant le traitement psychiatrique découlant l’exécution d’une mesure thérapeutique au sens de l’article 59.

En juin 2023, Raphaël « célébrera » sa 6e année passée en prison sous l’article 59. Six années de « traitement institutionnel » synonyme en réalité d’un déclin progressif tant psychique que somatique. Ce jeune homme autiste souffre aussi d’un trouble du comportement alimentaire, d’une obésité morbide et d’une « problématique » sexuelle. Des domaines de santé spécialisés auxquels le service de médecine et de psychiatrie pénitentiaire (SMPP) semble bien incapable de répondre faute de personnel qualifié et de structure adéquate. Résultat: la prescription de lourdes médications souvent inappropriées et aux effets indésirables ravageurs: neuroleptiques, antidépresseurs, benzodiazépines.

À 32 ans, Raphaël s’expose à des risques irréversibles pour sa santé: diabète, accident cardiovasculaire, cancer, mais aussi addiction aux benzodiazépines. Côté sexualité l’institution s’obstine à lui refuser un suivi spécialisé (groupe de parole, séxothérapie). Année après année, le constat d’échec thérapeutique est pourtant le même: faute d’évolution chez ce patient, le risque de récidive étant toujours présent, il doit être maintenu en prison.

Nous cultivons l’espoir que les personnes en détention puissent bénéficier de l’équivalence des soins, au même titre que le reste de la population. Que Raphaël ait accès aux soins spécifiques qui lui sont nécessaires et qui seraient à sa disposition s’il était en liberté.

Affaire Raphaël

Raphaël, Christian et les autres sont le symptôme d’une Justice ignorante de l’écart qui existe entre les intentions et la réalité concernant le traitement psychiatrique découlant l’exécution d’une mesure thérapeutique au sens de l’article 59.

En juin 2023, Raphaël « célébrera » sa 6e année passée en prison sous l’article 59. Six années de « traitement institutionnel » synonyme en réalité d’un déclin progressif tant psychique que somatique. Ce jeune homme autiste souffre aussi d’un trouble du comportement alimentaire, d’une obésité morbide et d’une « problématique » sexuelle. Des domaines de santé spécialisés auxquels le service de médecine et de psychiatrie pénitentiaire (SMPP) semble bien incapable de répondre faute de personnel qualifié et de structure adéquate. Résultat: la prescription de lourdes médications souvent inappropriées et aux effets indésirables ravageurs: neuroleptiques, antidépresseurs, benzodiazépines.

À 32 ans, Raphaël s’expose à des risques irréversibles pour sa santé: diabète, accident cardiovasculaire, cancer, mais aussi addiction aux benzodiazépines. Côté sexualité l’institution s’obstine à lui refuser un suivi spécialisé (groupe de parole, séxothérapie). Année après année, le constat d’échec thérapeutique est pourtant le même: faute d’évolution chez ce patient, le risque de récidive étant toujours présent, il doit être maintenu en prison.

Nous cultivons l’espoir que les personnes en détention puissent bénéficier de l’équivalence des soins, au même titre que le reste de la population. Que Raphaël ait accès aux soins spécifiques qui lui sont nécessaires et qui seraient à sa disposition s’il était en liberté.

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