Affaire Christian

« Libérez Christian ! La maladie psychique n’est pas un crime, mais un trouble qui se soigne. »

Ce cri, lancé en juin 2021 par les parents de Christian*, sa curatrice et l’animatrice du Groupe de Proches, a révélé une injustice que vivent de nombreuses familles : en prison, un patient-détenu ne peut recevoir les soins spécialisés dont il a besoin. Leur lettre ouverte dénonçait une situation intenable : Christian avait purgé sa peine, mais restait enfermé dans un lieu inadapté, alors que son rétablissement exigeait un accompagnement psychiatrique dans une institution spécialisée.

Une peine de prison qui sanctionnait certes une infraction. Mais sincèrement, une bagarre entre ex-bons copains sans lésion corporelle grave aurait-elle vraiment conduit Christian à la prison s’il n’avait pas été en plein délire psychotique au moment des faits ? 

* Pseudonyme

Le parcours de Christian : récit d’une vie bouleversée

Christian* naît en 1989 à Morges. À l’adolescence, les premiers signes d’un trouble psychique apparaissent : dès 2007, son entourage s’interroge sur une possible schizophrénie. En 2013, il est hospitalisé pour la première fois et bénéficie durant trois ans du programme TIPP (en toutes lettres ? ? ?), qui l’aide à stabiliser sa situation.

En 2016, une rupture sentimentale le fragilise profondément. Il interrompt sa médication, décompense, et termine l’année à l’hôpital psychiatrique d’Yverdon. L’année suivante, une curatelle administrative est instaurée et Christian obtient une rente AI à 100 %. En 2019, il est suivi par l’Unité mobile de psychiatrie du Nord-vaudois, un soutien précieux mais fragile.

2020 : l’année de la bascule

2021 : condamnation et exécution de la mesure

En avril 2021, Christian est condamné à douze mois de prison et à une mesure thérapeutique au sens de l’art. 59 CPS. Le Tribunal cantonal confirme le jugement en juin, et un recours est déposé au Tribunal fédéral. L’été et l’automne sont rythmés par des transferts successifs entre unités pénitentiaires, l’exécution anticipée de la mesure et un premier PEM. En décembre, le Tribunal fédéral rend son arrêt, suivi d’un nouveau transfert. L’année 2022 s’ouvre sur de nouveaux recours, cette fois contre un transfert en colonie ouverte. Une nouvelle procédure est engagée au Tribunal fédéral. Entre mai et septembre, quelques respirations apparaissent : des conduites accompagnées, des repas en famille, une nouvelle expertise. En novembre, le Tribunal fédéral rend son arrêt. En décembre, les conduites accompagnées reprennent, timidement, comme des pas vers un possible rétablissement.

2023 – 2025 : dernières étapes

Le placement en foyer, la libération conditionnelle, la sortie, La levée de la mesure pénale, une page tournée …

Merci Karen de bien vouloir rédiger un paragraphe. Citer le recours de KG qui a abouti à la levée de la libération conditionnelle.

Ce récit n’est pas seulement celui de Christian. Il est celui de nombreuses personnes dont la maladie psychique a croisé la justice pénale, et qui se retrouvent enfermées dans des lieux qui ne soignent pas. C’est pour elles que le Collectif 59 poursuit son engagement.

Brève biographie chronologique de Christian

Témoignage de la maman

Lettre ouverte au Président du Tribunal cantonal

Manchette de Le Courrier: Christian en prison pour trouble mental

Article de Le Courrier du 30 juin 2021: En prison pour trouble mental

Affaire Christian

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Ce cri, lancé en juin 2021 par les parents de Christian*, sa curatrice et l’animatrice du Groupe de Proches, a révélé une injustice que vivent de nombreuses familles : en prison, un patient-détenu ne peut recevoir les soins spécialisés dont il a besoin. Leur lettre ouverte dénonçait une situation intenable : Christian avait purgé sa peine, mais restait enfermé dans un lieu inadapté, alors que son rétablissement exigeait un accompagnement psychiatrique dans une institution spécialisée.

Une peine de prison qui sanctionnait certes une infraction. Mais sincèrement, une bagarre entre ex-bons copains sans lésion corporelle grave aurait-elle vraiment conduit Christian à la prison s’il n’avait pas été en plein délire psychotique au moment des faits ? 

* Pseudonyme

Le parcours de Christian : récit d’une vie bouleversée

Christian* naît en 1989 à Morges. À l’adolescence, les premiers signes d’un trouble psychique apparaissent : dès 2007, son entourage s’interroge sur une possible schizophrénie. En 2013, il est hospitalisé pour la première fois et bénéficie durant trois ans du programme TIPP (en toutes lettres ? ? ?), qui l’aide à stabiliser sa situation.

En 2016, une rupture sentimentale le fragilise profondément. Il interrompt sa médication, décompense, et termine l’année à l’hôpital psychiatrique d’Yverdon. L’année suivante, une curatelle administrative est instaurée et Christian obtient une rente AI à 100 %. En 2019, il est suivi par l’Unité mobile de psychiatrie du Nord-vaudois, un soutien précieux mais fragile.

2020 : l’année de la bascule

2021 : condamnation et exécution de la mesure

En avril 2021, Christian est condamné à douze mois de prison et à une mesure thérapeutique au sens de l’art. 59 CPS. Le Tribunal cantonal confirme le jugement en juin, et un recours est déposé au Tribunal fédéral. L’été et l’automne sont rythmés par des transferts successifs entre unités pénitentiaires, l’exécution anticipée de la mesure et un premier PEM. En décembre, le Tribunal fédéral rend son arrêt, suivi d’un nouveau transfert. L’année 2022 s’ouvre sur de nouveaux recours, cette fois contre un transfert en colonie ouverte. Une nouvelle procédure est engagée au Tribunal fédéral. Entre mai et septembre, quelques respirations apparaissent : des conduites accompagnées, des repas en famille, une nouvelle expertise. En novembre, le Tribunal fédéral rend son arrêt. En décembre, les conduites accompagnées reprennent, timidement, comme des pas vers un possible rétablissement.

2023 – 2025 : dernières étapes

Le placement en foyer, la libération conditionnelle, la sortie, La levée de la mesure pénale, une page tournée …

Merci Karen de bien vouloir rédiger un paragraphe. Citer le recours de KG qui a abouti à la levée de la libération conditionnelle.

Ce récit n’est pas seulement celui de Christian. Il est celui de nombreuses personnes dont la maladie psychique a croisé la justice pénale, et qui se retrouvent enfermées dans des lieux qui ne soignent pas. C’est pour elles que le Collectif 59 poursuit son engagement.

Brève biographie chronologique de Christian

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