Bulletin du Groupe de Proches – 27 janvier 2026

Rencontre du 27 janvier 2026 – Yverdon
✨ Mot de bienvenue 

Karen souhaite la bienvenue aux six participant·e-s à cette première rencontre du groupe sous l’égide de L’ÉCART et se réjouit de ce que ce Groupe perdure sous l’égide de L’ÉCART. En effet, les proches avaient exprimé le souhait que ce groupe puisse continuer d’assurer les rencontres mensuelles et, même s’étaient engagés pour en assurer occasionnellement l’animation. Et chacun de rapporter que, oui, le Groupe est un lieu « où l’on peut dire les choses en confiance, sans retenue, sans se sentir jugée », « une bouée de sauvetage », « je ne sais pas comment j’aurai fait sans ce soutien » entre autres réflexions. 

La proposition d’un nouveau point de rencontre à Yverdon constitue une excellente nouvelle. L’ÉCART s’adressant à des personnes de toute la Suisse romande, il est proposé d’alterner en principe nos rencontres : un mois à Yverdon, le mois suivant dans une autre ville romande. 

📌 Informations utiles 

📌 Thèmes/ intervenants  proposés pour les prochaines invitations :

  • Aborder la question des finances avec un·e spécialiste (comment éviter les poursuites lorsque la majorité des dettes sont des dettes d’impôts, d’assurances maladies, de frais de justice ?  Se mettre en faillite personnelle ?)
  • Intervention possible de Julie de Dardel, juriste ayant réalisé une étude sur les causes de la surpopulation carcérale dans le canton de Genève et qui pourrait aborder aussi la problématique quui nous touche, l’art. 59 du CPS.

📌 Site web de L’ÉCART

👥 Tour de table – les thèmes de discussion

Respect de la loi

Un patient-détenu en milieu fermé (art.60) a pu faire reconnaître sa détention illégale à la Croisée dans une cellule trop petite, ce qui occasionnera une diminution de peine et fera jurisprudence. Karen relève que concrètement cela n’aura pas de conséquence pratique pour une personne sous mesure thérapeutique, car sous mesure pénale, il n’y pas de date de sortie fixée par le jugement. C’est l’absence de risque de récidive qui est le critère fondamental pour une sortie de prison.

L’avocate de L’ÉCART a déposé quatre recours à la Cour européenne des droits humains (CrEDH). Une proche nous signale que le dossier son fils fait partie des quatre recours déposés CrEDH. Elle nous signale que cette Cour vient d’interpeller l’Office fédéral de la justice. Enfin, la question de la détention en prison au titre de l’art.59 al.3 est sur le tapis en haut lieu ! 

Les victoires obtenues auprès du TF à la fin de l’année 2025 montrent que les choses bougent et donnent aussi de l’espoir à nos proches en prison ; cependant, si les choses changent au niveau politique et au niveau de la jurisprudence, les répercussions sur les trajectoires des personnes actuellement en détention pourraient encore prendre du temps. 

Visite en prison

Une intervenante psychosociale qui accompagne un patient-détenu depuis deux ans nous annonce qu’il est en foyer depuis juillet et qu’il va bien. Elle partage son expérience de visites en prison où elle est petit à petit acceptée dans les réseaux et reconnue comme personne ressource. Ce n’est pas le même ressenti pour une proche qui a l’impression d’être considérée comme une menace lors des visites à son fils à Curabilis. Elle ne peut pas prendre avec elle la liste des choses dont elle aimerait parler et ne peut rien noter non plus. Contrairement à la représentante de L’ÉCART, elle ne peut prendre avec elle, ni papier, ni crayon, ni quelconque document.

Justice restaurative

Nous peinons à comprendre pourquoi les Offices d’exécution des peines exigent toujours d’une manière uniforme que les auteurs d’agressions ne prennent jamais contact avec « leur » victime. Sans tenir compte des circonstances particulières. C’est une vraie question : quel est le sens de cette interdiction dans le cas où les victimes voudraient comprendre le pourquoi du comment de l’agression ?

Du coup, une proche reprend l’idée d’une démarche de justice réparatrice pour son fils. Il avait à l’époque il y a dix ans, adressé ses excuses à « sa » victime qui lui avait pardonné et qui est ouvert à cette idée. Affaire à suivre.

✨Prochaine rencontre

Le mardi 24 février de 17h30 à 19h30 dans la salle à l’étage de la librairie « Clef de sol », rue du Conseil 25, 1800 Vevey. Invitée : Me Kathrin Gruber, avocate de L’ÉCART

Jacqueline Couthon

admin

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